Avec l’été, un nouveau type de message fleurit dans nos boîtes mail : « Nous vous informons que nous utilisons un pixel de suivi… »
Ou encore : « Souhaitez-vous continuer à autoriser le suivi de nos e-mails ? »

Vous en avez certainement déjà reçu plusieurs. Et, vous les avez peut-être même supprimés en vous disant : « C’est quoi encore ce mail ?… »

Pourtant, la vraie question est plutôt : C’est quoi un pixel de suivi ?

Et, l’avez-vous remarqué ? Ces messages concernent tous des entreprises ou des organismes qui vous envoient des mails commerciaux, des newsletters.

Est-ce que vous envoyez des newsletters à vos propres clients ? Êtes-vous concernés par ces pixels ?

Un pixel de suivi, c’est quoi ?

Un pixel de suivi est une image invisible, d’une taille d’un seul pixel, intégrée dans certains e-mails. Lorsque vous ouvrez ce message, cette image est téléchargée automatiquement. Cette simple action permet à la plateforme d’envoi de savoir que l’e-mail a été ouvert.

Selon les outils utilisés, ces pixels peuvent également permettre de recueillir d’autres informations :

  • La date et l’heure d’ouverture.
  • Le type d’appareil utilisé.
  • Votre localisation (plus ou moins approximative).

C’est grâce à ce système que les plateformes comme Brevo, Mailchimp ou MailerLite calculent notamment le fameux taux d’ouverture des newsletters.

Pourquoi en parle-t-on autant cet été ?

Contrairement à ce que vous avez peut-être lu ici ou là, il ne s’agit pas d’une nouvelle loi.
En avril 2026, la CNIL a publié une recommandation qui précise comment elle interprète les règles déjà existantes concernant ces pixels de suivi. Retrouvez ici l’article officiel de la CNIL.

La CNIL estime que ces pixels peuvent être assimilés, compte tenu de leur fonction, à des trackers (ou traceurs si vous préférez), un peu comme les cookies présents sur les sites web.

C’est quoi la CNIL ? C’est l’organisme officiel français dont la principale mission est de veiller à la protection de nos données personnelles.

Pour être en conformité avec cette recommandation, les plateformes d’e-mailing adaptent progressivement leurs outils… et les entreprises commencent à prévenir leurs abonnés, d’où ces nombreux mails qui nous parlent de pixels

Est-ce obligatoire ?

La réponse est… oui… et non !
Concrètement, il ne s’agit pas d’une nouvelle obligation, ni d’une nouvelle loi.

Il s’agit d’une interprétation des lois déjà en vigueur, liées au RGPD, par la CNIL. La CNIL étant l’organisme chargé, en France, de garantir le respect de ces lois, elle explique clairement que cette interprétation servira de base pour ses contrôles.

Autrement dit, même s’il s’agit d’une simple recommandation, il est aujourd’hui prudent de s’y conformer.

Vous envoyez une newsletter ? Deux solutions s’offrent à vous.

Anonymiser le suivi


⭐ Recommandée

Pour la majorité des TPE, des artisans, des commerçants et des indépendants, cette solution est largement suffisante.

Si vous utilisez simplement les statistiques pour savoir si vos campagnes fonctionnent, vous pouvez généralement demander à votre plateforme d’anonymiser le suivi.

  • Vous saurez toujours quel est le nombre d’ouverture de mails.
  • Vous ne saurez pas quels contacts les ont ouverts.
  • Vous aurez toujours accès au nombre de clics sur les liens.
  • Les performances globales de votre campagne suffiront à déterminer son succès ou non.

Conserver un suivi individuel


Plus rigoureux

Si votre activité nécessite de savoir précisément quels contacts ouvrent vos e-mails (marketing automatisé, scénarios commerciaux spécifiques, relances…), vous devez respecter certaines règles.

  • Mettre en place une campagne d’information auprès de vos abonnés actuels pour recueillir leur choix (acceptent-ils ou refusent-ils ce pixel de suivi ?)
  • Prévoir, pour les nouveaux inscrits, un consentement spécifique au suivi des ouvertures, en plus et distinct du consentement à recevoir la newsletter.

Ne confondez pas ce consentement avec le double opt-in. Le double opt-in confirme que la personne souhaite recevoir votre newsletter.
Le consentement au suivi concerne uniquement le pixel de suivi. Ce sont deux mécanismes différents.

La seconde solution est un peu plus complexe à mettre en place que la première. Quel que soit votre choix, la plupart des plateformes d’e-mailing, comme Brevo, proposent désormais des solutions permettant de respecter cette recommandation.
On vous propose d’ailleurs un article pour mettre en place rapidement et simplement la solution n°1 dans Brevo. 👉 Lire le tutoriel : Comment anonymiser le suivi dans Brevo ?

Notre conseil

Si vous êtes une TPE ou une PME qui envoie quelques newsletters par an, la première solution est la plus pertinente. Vous restez conforme aux recommandations de la CNIL tout en conservant les statistiques réellement utiles.
Ce qui compte essentiellement n’est pas tant de savoir qui a ouvert votre e-mail, mais combien de personnes ont réellement cliqué sur vos contenus.